1. Pourquoi et comment avoir recours à la lutte biologique ?


Outre le fait que les insectes auxiliaires sont naturellement présents dans l'écosystème, la lutte biologique n'implique l'utilisation d'aucune substance chimique (diminution des risques de pollution & des coûts des intrants chimiques, amélioration des conditions de travail). Ainsi, le risque zéro de surdosage ou d'empoisonnement est évitée.

De plus, cette solution est généralement spécifique à un parasite, elle ne détruit donc pas l'ensemble de la faune ! Et elle permet de lutter contre des ravageurs résistants ou exotiques.

Pour réussir sa lutte bio :


  • il faut n'avoir recours à l'auxiliaire que si le ravageur est en quantité suffisante.
  • Il vaut mieux ne pas avoir utilisé de pesticide quelconque depuis au moins 2 mois, et ne plus utiliser de purin d'ortie ni de décoctions une fois le prédateur introduit dans le jardin.
  • Il vaut mieux utiliser les prédateurs adaptés aux ravageurs, dans des conditions climatiques qui leur correspondent.
  • Il est également possible de favoriser la présence des insectes auxiliaires en plantant des végétaux appropriés, notamment des plantes mellifères pour les abeilles et les papillons. Achetez au besoin des insectes auxiliaires comme les larves de coccinelles indigènes contre les pucerons. L'installation d'une ruche peut favoriser la pollinisation et augmenter les récoltes de fruits.

Ainsi, on peut soit favoriser naturellement les prédateurs (diversité végétale, arrêt des produits chimiques...) et chercher à atteindre un équilibre naturel du milieu ou alors miser sur une intervention plus spécifique. Voici, d'autres méthodes de lutte biologique :

  • La lutte "autocide" : on fait appel à des mâles stériles qui, lâchés en grand nombre, concurrencent les mâles sauvages et limitent très fortement la descendance des femelles. Cette méthode est bien adaptée aux cultures sous serre.

  • Les médiateurs chimiques ou pièges à phéromone : on utilise alors des phéromones (hormone sexuelle) pour attirer les mâles dans des pièges ou tout simplement les désorienter par confusion. L'utilisation de ces méthodes est encore limitée à cause des difficultés techniques qu'elle rencontre : identifier les auxiliaires utiles, spécifiques du nuisible, puis en assurer une production en masse pour une mise en œuvre à grande échelle.

  • L'usage de parasitoïdes : effectuer des lâcher d'insectes parasitoïdes. Les principaux utilisés en lutte bio sont les hyménoptères. Ces micro-guêpes pondent à l'intérieur des pucerons. La larve de ses micro-guêpes va alors se développer dans le corps du puceron et entrainer sa mort lors de son éclosion.

  • L'utilisation de nématodes parasites : un nématode est un ver rond (opposé à ver plat) microscopique. Certains d'entre-eux sont parasites de champignons pathogènes (pourridié des arbres) - l'inverse ayant lieu aussi. Mais ce sont les arthropodes (insectes, arachnides) ravageurs qui sont les plus combattus par ce moyen.

  • L'utilisation de micro organismes : par cette technique, la lutte contre les ravageurs de cultures s'apparente à une guerre bactériologique, élargie à l'usage de n'importe quel micro organisme (bactéries, virus, champignons et protozoaires pathogènes aux insectes = entomopathogènes), pourvu qu'il soit efficace et sans danger pour l'environnement.

  • Les méthodes préventives : mettre en place des nichoirs, privilégier des végétaux au contexte pédoclimatique local, adapter ses pratiques, favoriser la diversité biologique (plantes mellifères...)...



traitorange
Enfin, la lutte biologique est bienfaisante pour la terre et de bien des manières ! Et c'est notamment grâce aux plantes favorisées, conservées, sélectionnées ou même plantées que ces actions sont possibles.
Il est donc possible de penser encore plus largement le système en ayant comme principe :

"une plante saine = un corps sain"

L'idée est que plus une plante est en bonne santé (bien nourrie, évoluant dans un sol équilibré et vivant...), plus cette dernière sera capable de faire face à de potentiels "agresseurs" (ravageurs...).

Les plantes et leurs effets positifs sur elles-mêmes et sur leur environnement :







Toutes ces démarches reposent donc sur l'environnement du végétal (luminosité, température, humidité...) et l'attention qu'on lui porte. Il est important au préalable de prendre le temps d'observer en privilégiant les méthodes prophylactiques (préventives) et en s'interrogeant sur les raisons du développement des bio-agresseurs.
traitorange
avousdejouer
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