Présentation du "Projet Micro-Ma"


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Qu'est ce que Micro-Ma ?


Le Projet Micro-Ma, porté par la FD CIVAM du Gard, soutenu par la Fondation de France et en partenariat avec l'INRA (UMR SAD APT (Agroparistech) et UMR Innovation (Supagro)), propose de mener une recherche-action sur les microfermes maraîchères. Conduit sur 3 ans (voir schéma), il a pour objectif d’étudier la viabilité et la vivabilité des fermes maraîchères biologiques sur petite surface commercialisant en circuits courts.

o La première phase du projet a permis d’identifier et de sélectionner les microfermes, et de mener une étude technico-économiques de chacune d’elles.
o Lors de la deuxième phase en 2018, deux études ont approfondit des thèmes particuliers : une approche agro-anthropologique qui fait le lien entre stratégie, pratiques et résultats et une recherche sur le rôle des réseaux socio-professionnels dans l’installation et la pérennisation de l’activité agricole.
o La phase trois, en cours, permettra de valoriser et de restituer les résultats de cette étude.

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Les microfermes du Gard


Depuis plusieurs années, la Fédération Départementale CIVAM du Gard observe une multiplication des fermes maraîchères diversifiées et biologiques sur petite surface vendant en circuit court, qui proposent une réponse à la déprise agricole, à la pression foncière et à la demande en produits biologiques et locaux en circuits courts. Médiatisé par des exemples comme le Bec Hellouin, ce modèle des microfermes suscite un véritable engouement chez les porteurs de projets agricoles. Ils recherchent un retour à la Nature, l’autonomie alimentaire et une certaine qualité de vie. Ce système de production intensif sur petites surfaces s'appuie sur des techniques de production alternatives comme l’agroécologie, la permaculture ou encore l’agriculture naturelle. Il vise à fournir une alimentation de qualité, accessible et locale sur le territoire.
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Ce type de fermes bénéficie de certains atouts : investissement restreint, valorisation des produits en circuits courts, coûts des produits phytosanitaires faible, autonomie alimentaire. Cependant, elles font face à une pression foncière importante, une faible capacité d’investissement de départ, des systèmes agronomiques complexes, une production gourmande en main d’œuvre, une commercialisation chronophage et des charges mentale et de travail importantes. Ainsi, un taux d’échec élevé est observé dans le département. Une étude menée par l’ADDEARG montre que 50% des porteurs de projet en maraîchage qu’ils ont accompagnés entre 2007 et 2013 ont arrêté leur activité.

Dans le Gard, l’agriculture maraîchère biologique est développée grâce à un climat propice (chaud et sec), à la présence des circuits courts (une ferme sur quatre vend en circuit court) et à une volonté politique clairement en faveur de la bio. Il est le deuxième département de France avec 924 producteurs bio sur 14% de la SAU du département. Si l’on sait que 45% des exploitations gardoises sont considérées comme petites (Production brute standard inférieure à 25 000€), aucun recensement exhaustif des microfermes maraîchères n'a encore été effectué. Ces structures sont cependant intéressantes car dans un contexte de déprise agricole et de pression foncière croissante, elles permettent d’utiliser de petites surfaces agricoles avec un faible investissement de départ. Cependant, étant atypiques, ces néo-ruraux ne rentrent pas dans les cases de l'accompagnement agricole classique, c’est pourquoi il est nécessaire de faire évoluer les références les concernant et l’accompagnement dont ils font l’objet.
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